M. Ripley s'amuse

Réponse
à la chienlit gauchiste

Prétentieux, fainéant, je-m'en-foutiste, bon à rien,  tel est le gauchiste situationnisé

MAJ 10 décembre 2002
Mes commentaires sont entre séparateurs [BEGIN] [END]

La négation de l'économie est un non sens
Réponse à Jules G
Une citation de Jean-Pierre Voyer
Plaidoyer pour l'existence de l'économie
La négation de l'économie est une absurdité
Une non-existence peut être prouvée
Le travail n'existe pas
Sophisme
Vous-vous moquez du monde

Résumé

Le pseudo-Occam soutient à la fois que la proposition « L’économie existe » est vraie et que la proposition « L’économie n’existe pas » est un non sens. Or la négation d’un non sens est un non sens (Jordan). La proposition « L’économie existe » étant la négation de la proposition « L’économie n’existe pas » il s’ensuit, selon le pseudo-Occam qui soutient que la proposition « L’économie n’existe pas » est un non sens, que la proposition « L’économie existe »  est aussi un non sens. Le pseudo-Occam soutient donc à la fois que la proposition « L’économie existe » est vraie et que la proposition « L’économie existe » est un non sens. Cela ne préjuge en rien de l’existence ou de l’inexistence de l’économie, mais cela ruine le prétendu raisonnement du pseudo-Occam.


La négation de l'économie est un non sens


Posted by Occam on March 19, 2001
In Reply to: Négation de l'économie posted by
Voyer on September 08, 2000
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Si "l'économie est à l'économie politique ce que Dieu est à la religion" (J.-P. Voyer, Négation de l'économie, 2 sept. 2000) alors la proposition "l'économie n'existe pas" est un non-sens. Ludwig Wittgenstein dans le Tractatus logico-philosophicus montre que nous n'avons qu'une représentation du monde, qui est le langage, sans pouvoir atteindre la réalité des choses. Dans le langage, certaines propositions sont vraies et d'autres fausses. Une proposition est vraie si elle est scientifiquement vérifiable. Tout ce que dit la théologie est évidemment invérifiable et n'a donc pas de sens. De même, la proposition "l'économie n'existe pas" est un non-sens car une telle proposition ne peut pas être vérifiée.

[BEGIN]  La phrase "Si "l'économie est à l'économie politique ce que Dieu est à la religion" alors la proposition "l'économie n'existe pas" est un non-sens." implique, en bonne logique (on a vu abondamment que pseudo Occam est fâché avec la logique la plus élémentaire), que la proposition "Dieu n'existe pas" est un non sens. Wittgenstein dit dans Tractatus 6.53 (La méthode correcte en philosophie) "lui démontrer toujours qu'il a omis de donner, dans ses propositions, une signification à certains signes." Donc, en effet, si l'on démontre que le terme Dieu n'a pas de signification, alors la proposition "Dieu n'existe pas" est un non sens, de même évidemment que sa négation, la proposition "Dieu existe" et pour la même raison, ce qui n'a absolument rien à voir avec la vérité des propositions scientifiques sur laquelle je reviendrai plus bas. Si l'économie est à l'économie politique ce que Dieu est à la religion, la proposition "L'économie n'existe pas" est un non sens pour la même raison, selon Wittgenstein, que celle qui fait que la proposition "Dieu n'existe pas" est un non sens : parce que les termes Dieu et économie n'ont pas de signification. Et sa négation, la proposition "L'économie existe" est un non sens également. En fait c'est ce que je me tue à dire depuis 1978 exactement et qui a tant déplu au tandem Lebovici-Debord et à tant d'autres. Depuis 1978 dans mon Rapport sur l'état des illusions (mais déjà dans mon Enquête, paragraphe n° 19, en 1976) je dis : l'économie n'a pas de signification et donc prétendre que "l'économie existe" est un non sens. Mon objet est exactement là : démontrer que dans la proposition "L'économie existe" le terme économie n'a pas de signification et que la proposition "l'économie existe" est un non sens. Pour l'instant, mon type de preuve est très simple : je demande, à ceux qui prétendent que la proposition "l'économie existe" n'est pas un non sens, quelle signification ils donnent au terme économie, ce à quoi il se montrent incapables de répondre. Mai 2007 : à l’époque, je n’avais pas songé à ouvrir le dictionnaire. Quand je le fis, je trouvais une définition, le contraire eut été étonnant (cependant il n’y en a pas dans le dictionnaire d’Alain Rey ni dans les dictionnaires français et anglais antérieurs à l’année 1960). Après quelques temps, je compris que cette définition fournissait la preuve de l’inexistence de l’économie (septembre 2003) puis j’entrouvais la confirmation chez Frege (février 2004) puis chez Descombes. Pour plus de précision voir cette note. ] Au moins les théologiens n'étaient pas en peine de fournir des définitions de Dieu. J'ai également fourni d'autres éléments de preuve et j'en fournirai encore, mais un imbécile, incapable de déchiffrer correctement la phrase "Si pommes, poires et oranges sont tous trois des fruits, cela ne signifie pour autant pas qu'ils sont tous trois des oranges." où il voit une contradiction, n'est pas qualifié pour discuter de ces preuves. Quant aux définitions qui figurent dans les dictionnaires, j'ai déjà montré que leur prétention à définir une chose était vaine et qu'elles ne faisaient que définir une notion et non une chose, notion qui, de plus, s'avère chimérique car elle prétend se faire passer pour une chose, ce que ne font pas les notions mathématiques par exemple. C'est pourquoi l'économie politique ment et que la mathématique ne ment pas. Le triangle n'est pas une chose du monde, même pour les platoniciens pour qui les triangles que l'on peut observer dans le monde ne sont que de pâles copies imparfaites de l'idée qui réside dans l'empyrée. Pour Cantor, un objet mathématique est tout objet de notre pensée, et seulement cela. Pour parodier Wittgenstein, je dirai que les propositions de ces définitions ne dépeignent rien du tout, sinon des ensembles qui sont de pures abstractions. Imbécile, chienlit gauchiste, si l'on en croit le Wittgenstein du Tractatus, si la proposition "L'économie n'existe pas" est un non sens, la proposition "L'économie existe" est un non sens également, pour les raisons susdites. C'est pourquoi je suis pleinement fondé à demander aux tenants de l'existence de l'économie, surtout à ceux qui se réfèrent à Wittgenstein, de fournir la signification du terme économie. D'autant plus à un imbécile qui à la fois soutient que la proposition "l'économie n'existe pas" est un non sens tandis que sa négation "l'économie existe" ne serait pas un non sens mais une proposition vraie. Une proposition ne peut-être vraie tandis que sa négation serait un non sens comme le soutient pseudo Occam. Ou toutes les deux, affirmation et négation, sont des non sens ; ou l'une d'elles est vraie et l'autre fausse. Selon pseudo Occam une proposition peut être vraie et sa négation un non sens (soit dit en passant il me semble que c'est presque ainsi que Wittgenstein considère les propositions nécessaires : plus précisément, la négation est inconcevable. Il est clair que pour pseudo Occam et des milliers d'imbéciles, il est inconcevable que la négation de l'existence de l'économie soit concevable. Que voulez-vous, ils sont nés soumis, ils vivent soumis, il mourront soumis. Il s'agit de questions pratiques. C'est seulement leur esclavage qui leur semble nécessaire.) Ensuite, le crétin pseudo Occam tout en soutenant que la proposition "l'économie n'existe pas" est un non sens (et non simplement une proposition fausse) me somme de prouver ce non sens, ce qui est le comble de l'absurdité. Ce qui caractérise les non sens, c'est qu'ils ne sont ni prouvables ni réfutables puisqu'ils n'ont pas de sens. Et lui, quand prouvera-t-il que l'économie existe ?

Cela n'a absolument rien à voir avec la vérité des propositions scientifiques et leur vérification. Quand pseudo Occam dit "De même, la proposition "l'économie n'existe pas" est un non-sens car une telle proposition ne peut pas être vérifiée." il dit également, sans même s'en rendre compte : "La proposition "l'économie existe" est un non sens car une telle proposition ne peut être vérifiée" pour la simple raison que si la proposition "l'économie existe" pouvait être vérifiée, sa négation "L'économie n'existe pas" le serait du même coup, car elle serait réfutée. Et donc, affirmer que "l'économie n'existe pas" est invérifiable, c'est affirmer du même coup que "l'économie existe" est invérifiable. Imbécile, chienlit gauchiste. Si l'une est vérifiable, l'autre l'est aussi. Si l'affirmation et vérifiable, la négation l'est également. Si la négation est un non sens, l'affirmation l'est également. Crétin.

Pour pseudo Occam seule une proposition vraie n'est pas un non sens ; tandis que la négation d'une proposition vraie est un non sens. Ce grand ami de la logique élémentaire confond proposition fausse et non sens. Son auteur favori Wittgenstein cite les propositions scientifiques, non pas parce qu'elle seraient vraies ou prouvées (combien se son révélées fausses ? voir plus bas) et qu'elles seules seraient pas des non sens mais parce que tous leurs signes ont une signification. Si pour Wittgenstein elles ne sont pas des non sens, ce n'est par parce qu'elles sont vraies, ce n'est pas parce qu'elles sont prouvées ou vérifiées ou vérifiables mais parce que tous leurs termes ont une signification. Certaines propositions de la sciences demeurent plusieurs siècles, voire un millénaire sans être prouvées ou infirmées. Je n'ai pas besoin de vous citer des exemples.

Or cela, Pseudo Occam ne peut même pas le comprendre car il soutient à la fois que la proposition "l'économie existe" est vraie et que sa négation, la proposition "l'économie n'existe pas", est un non sens, ce qui une absurdité. Mais pseudo Occam ne se refuse rien, en bon gauchiste situationniste, il se croit tout permis. Or, puisque selon son auteur favori, Wittgenstein, cela résulte non pas de fumeuses preuves scientifiques mais simplement de ce que le terme économie n'a pas de signification c'est bien pseudo Occam qui doit dire quelle signification il donne à économie. Et s'il parvient à donner un sens à ce terme, alors il n'y aura pas, d'une part, une proposition vraie et, d'autre part, sa négation qui est un non sens (pure absurdité) mais une proposition vraie et un proposition fausse. En donnant une signification au mot économie, il réduira en même temps à néant sa thèse qui dit qu'affirmer que l'économie n'existe pas est un non sens puisque ma proposition ne sera pas un non sens mais simplement une proposition fausse. S'il donne une signification satisfaisante au terme économie et que le sens que prend alors la proposition "l'économie existe" est vérifié, l'affirmation de la non-existence de l'économie ne sera pas un non sens mais simplement une proposition fausse. Ce n'est quand même pas à moi, qui soutiens que le terme économie n'a pas de signification, de donner une signification à ce terme puisque je soutiens qu'il n'en a aucune. Autant donner une signification au terme bojoom. Comment pourrais-je donner la signification d'un terme dont je prétends qu'il n'en a pas (Ne tenez aucun compte de cette phrase entre parenthèses.) Si, cependant, ce terme a une signification que j'ignore, cela doit être un jeu d'enfant de donner cette signification. Si je déniais que le mot table ait une signification, ce serait un jeu d'enfant de réduire à néant mes prétentions en donnant les diverses significations de ce mot. Ce serait très facile ensuite de vérifier les propositions "Telle table n'existe pas" ou "Il n'existe aucune table". Enfin, il n'est pas impossible que je parvienne à démontrer que le terme économie n'a aucune signification en montrant ce qui a lieu effectivement. Mais cela risque de prendre un certain temps ; tandis que donner la signification du terme économie, cela ne doit prendre qu'un instant à ceux qui prétendent que ce terme en a une, pas plus de temps que pour donner les significations du mot table. Surtout, depuis le temps qu'ils se gargarisent avec ce mot, je suppose qu'ils savent de quoi ils parlent !

Un non sens est un non sens non pas parce qu'il est invérifiable. Il est invérifiable parce qu'il est un non sens. Et donc aussi bien non réfutable. Et il est un non sens parce que certains de ses termes n'ont pas de signification, Wittgenstein dixit (6.53). Le crétin pseudo Occam me somme de prouver un non sens, ce qui est parfaitement absurde, en se dispensant, lui, de prouver que ce non sens est un non sens tout en niant qu'il l'est, sans le savoir, puisqu'il soutient que la négation de ce non sens n'est pas un non sens mais une proposition vraie ! Il affirme ainsi que le prétendu non sens est au pire une proposition fausse.

Notez encore que "Une proposition est vraie si elle est scientifiquement vérifiable" ne signifie pas que toute proposition vraie est scientifiquement vérifiable. Il s'agit seulement d'une condition suffisante. Il faudrait écrire "si et seulement si" ou encore "Si une proposition est vraie, alors elle est scientifiquement vérifiable." Pseudo Occam ne comprend même pas les implications de ce qu'il écrit. C'est donc lui qui à Athènes écrivit son propre nom sur l'ostracon (ou bien l'ultra con) !

Quant à ce que dit Wittgenstein des propositions et des hypothèses et de leur vérification, on peut lire, cité par Bouveresse : "L'hypothèse se distingue de la proposition par sa grammaire. Elle est une autre construction grammaticale." et "Lorsque je dis qu'une hypothèse n'est pas définitivement vérifiable, il n'est pas dit par là qu'il y a pour elle une vérification dont on peut se rapprocher toujours davantage sans jamais l'atteindre. C'est un non sens, et un non-sens dans lequel ont tombe souvent. Une hypothèse a au contraire justement avec la réalité une autre relation formelle que celle de la vérification. (C'est pourquoi les mots "vrai" et "faux" ne peuvent naturellement pas non plus être appliqués ici ou ont une autre signification.)" et puis, les énoncés physiques "pointent vers le futur ad infinitum. Ils ne sont jamais tenus pour démontrés ; on se réserve toujours des les abandonner ou de les modifier, à la différence de ce qui se passe avec un énoncé réel, dont la vérité ne peut être à nouveau modifiée" Ainsi, il semble que pour Wittgenstein les lois de la physique sont des hypothèses et qu'elles ont avec la réalité une autre relation formelle que celle de la vérification et ne sont jamais tenues pour démontrées ! Autrement dit les lois de la physique ne peuvent pas être des propositions vraies parce qu'elles ne sont pas des propositions et parce qu'elles ne peuvent être vérifiées au sens d'être déclarées vraies ou fausses. Vraies ou fausses seules les propositions peuvent l'être. Ce qui est "scientifiquement vérifiable" n'est pas proposition et n'est pas vérifiable. Etonnant ce Wittgenstein, non ? Donc, dans le langage seules les propositions peuvent être vraies ou fausse mais les lois scientifiques ne sont pas des propositions et ne peuvent être vraies ou fausses au sens des propositions. Bouveresse remarque "Dire que les lois de la nature sont seulement "probables" n'est pas dire qu'elles sont plus ou moins vraies, mais plutôt qu'elles sont simples et commodes." Et "Ce que l'on peut reprocher à la logique inductive, c'est précisément de ne pas reconnaître clairement que la relation de l'hypothèse à la réalité n'est pas celle de la vérité ou de la fausseté potentielles." (Bouveresse, Le Mythe de l'intériorité, p 344 sq.) Autrement dit, il semble que selon Wittgenstein une proposition vraie n'est pas une hypothèse scientifiquement vérifiée, pour les raisons susdites.

Et pourquoi donc "l'économie n'existe pas" ne peut-elle pas être vérifiée en montrant, par exemple, ce qui existe effectivement ? Pourquoi évidemment ? Pourquoi les propositions de la théologie ne sont-elles pas vérifiables ? Tellement invérifiables que Gödel, après tant d'autres, ne dédaigne pas de se pencher sur la preuve ontologique (logique modale)+++. A la suite de Leibnitz, Gödel croyait à la possibilité d'une théologie rationnelle. Si les propositions de la théologie ne sont pas vérifiables, la négation de ces propositions ne l'est pas non plus, évidemment, sinon, la vérification de la négation serait aussi la vérification de l'affirmation, c'est à dire sa réfutation. Personne n'a pu prouver l'existence de Dieu mais personne n'a pu non plus prouver son inexistence. Dans un cas comme dans l'autre, il s'agit de croyances. Les axiomes des mathématiques ne sont pas démontrables, ils n'en sont pas moins plein de sens, sans parler de leur éventuelle vérité. Il est fort possible que des propositions de la théologie ou de la métaphysique n'aient pas de sens mais elles n'ont pas de sens parce qu'elles n'ont pas de sens, qu'elles sont logiquement fautives, et non pas parce qu'elles ne sont pas vérifiées ni vérifiables. Wittgenstein dit que la proposition métaphysique « Je sais que j'ai mal au dents » n'a pas de sens (car sa négation « je ne sait pas j’ai mal aux dents » est absurde et que la négation d’une absurdité est aussi une absurdité) tandis que la proposition non métaphysique "J'ai mal aux dents" en a. Quand vous souffrez, vous n'êtes pas en train de savoir que vous souffrez. La douleur est un phénomène comme un autre qui, comme tout phénomène, n'est pas observable en tant que phénomène. Une manière efficace de faire disparaître la douleur est précisément d'essayer d'observer ce phénomène, ce qui revient à essayer de voir la vision. Alors elle disparaît. Ce qui permettait à Sartre qui souffrait de coliques néphrétiques de répondre au médecin qui lui demandait s'il souffrait : "Non pas vraiment" car Sartre passait son temps, je suppose, à ce genre de petit exercice. Vous ne pouvez dire que vous savez que vous souffrez que si vous entendez par là une propriété. Vous savez que chaque jour vous souffrez parce que vous êtes malade. Mais vous ne pouvez dire que vous savez que vous souffrez quand vous souffrez. Tout cela est pourtant extrêmement simple. Vous ne pouvez voir la vision. Quand vous voyez, vous n'êtes pas en train de savoir que vous voyez. Vous ne pouvez donc pas dire que vous savez que vous voyez. Vous pouvez le dire seulement au sens que vous savez que vous n'êtes pas aveugle, au sens où la vision est une de vos propriétés. Dans ce cas vous parlez d'une propriété mais non de ce que vous prétendez voir. Quand vous voyez, vous ne voyez pas que vous voyez mais vous voyez simplement quelque chose. Le supra sensible n'est pas comme Kant le croit la chose en soi mais le phénomène en tant que phénomène. La vision en tant que vision est le supra sensible. Ce n'est pas les choses que vous ne pouvez atteindre, c'est la vision elle-même. La vision est invisible. Wittgenstein dit que le champ de vision n'appartient à aucune personne. C'est encore trop restrictif. Il n'y a pas de champ de vision. Le champ de vision suppose que l'on pourrait l'observer comme a prétendu le faire Mach. Or comme le dit très bien Wittgenstein le prétendu dessin du champ de vision par Mach n'est pas le champ de vision mais une de ces choses que vous voyez et Mach a dessiné les choses qu'il voyait et non le champ de vision. Plus radicalement, vous pourrez voir le champ de vision quand vous pourrez voir la vision, c'est à dire jamais. Ceci dit un médecin peut mesurer votre champ de vision mais il peut le faire justement parce que ce qu'il mesure est une chose du monde. Et ce champ de vision est une propriété d'une chose au même titre que votre taille et votre poids. Vous ne faites que de pénétrer dans le moulin de Leibnitz. Vous voyez des poulies, des engrenages, de vision, point. Et ces poulies et ces engranges sont publics. La preuve, c'est que vous les connaissez très bien, vous aussi. Vous atteignez les choses sans aucune difficulté mais jamais la vision. Et si le champ de vision n'appartient à personne c'est parce que les choses sont publiques, elles sont dans le monde, sans aucune espèce de doute. Tout le monde peut se promener tranquillement et librement dans le moulin de Leibnitz. Quant à la réalité des choses, c'est à dire à la chosité des choses, c'est une autre question. Il ne faut pas oublier que réalité signifie exactement chosité. La proposition "Je suis conscient que je suis conscient" ou "je sais que je suis conscient" est un non sens sauf si vous l'entendez au sens d'une propriété, que vous voulez dire par exemple que vous n'êtes pas évanoui. L'être du phénomène est justement de ne pas en avoir ou encore l'être de l'apparition est l'apparence. Sinon, le phénomène serait une chose, or il n'est pas une chose, il n'est aucune chose. Et le supra sensible n'est pas le prétendu intérieur de la chose, le prétendu fond des choses comme le dit Hegel contre Kant, mais le phénomène lui-même. Le phénomène n'a pas d'intérieur. Il est l'intérieur même, le seul intérieur possible. Cela ruine sans remède la tentative de Husserl. Husserl ne voulait rien faire d'autre que voir la vision. Chose impossible. La vision n'est pas visible. La pensée n'est pas pensable. Les paysages sont beaux parce qu'ils sont publics.

+++ . Encore une vague analogie ! Talking about proof theory often feels like discourse about God :
        When you talk about God, you have to discuss issues like "if God created the Universe, then who created God ?" In proof theory you have to discuss issues like "if a statement is true, then is it true that we can prove the statement ?" There is a bit of a feeling that we are arguing by pulling ourselves up by our own bootstraps.
         In metaphysics, one discusses the possible existence of counterfactual worlds in which God does not exist. In proof theory, one examines the independence of an axiom by finding models in which the axiom fails.
        In metaphysics, one can speak of "modal collapse" in which any proposition which is true at all is necessarily true. In proof theory one can speak of "completeness" in which every statement which can be consistently added to the axiom system can be proved from the other axioms.
        Some of the pioneering work of Kurt Gödel showed that the modal logic of philosophers which was used to analyse the ontological argument for the existence of God was also very useful in proof theory and metamathematics.
[END]

Ainsi les propositions : "la négation de l'économie est le préalable à la critique de l'économie politique" et "la négation de Dieu est le préalable à la critique de la religion" sont des non-sens pour la raison susdite.

[BEGINQuelle raison susdite ? Il y aurait donc une raison dans le fatras susdit ? Ce fatras est seulement du coq à l'âne où sont mélangés les termes non sens, vrai, faux, vérifiable, propositions scientifique dans un total désordre.

Le sens de mes propositions ci-dessus est parfaitement évident et clair. Il est "On ne peut prétendre garder un poulailler si on est un renard". Ou encore : la négation de l'économie, parce que l'économie est un non sens, est le préalable à la critique de l'économie politique car on ne peut fonder une critique sur un non sens. Puisque l'économie est un non sens, il faut la nier purement et simplement afin de pouvoir progresser dans la critique de l'économie politique. Nier l'économie, c'est ni plus ni moins nier que le terme économie ait un sens. Economie ne fut jusqu'à maintenant qu'un mot et quand il prétend être une définition, il est la définition d'une notion et non la définition d'une chose.

Toutes les propositions (du moins la plupart) de la théologie ont un sens, sinon personne ne pourrait seulement envisager de croire ou seulement de contester ses dogmes. Bien qu'invérifiable, jusqu'à ce jour du moins, tout ce que dit la théologie a un sens.

Tous les mensonges ont un sens. Un mensonge qui n'aurait pas de sens est un non sens car il ne pourrait pas être un mensonge. Qui croirait à un mensonge qui n'a pas de sens ? On peut même dire que les mensonges doivent avoir sinon plus de sens que les vérités du moins un sens plus attrayant. Un escroc qui aurait l'air d'un escroc devrait bien vite changer de métier.

Donc le fait qu'une proposition ne soit pas vérifiée ni même vérifiable n'interdit absolument pas qu'elle ait un sens. Personne n'a jamais pu démontrer que Dieu existe. Personne n'a jamais pu démontrer que Dieu n'existe pas. De même personne n'a pu démontrer que l'économie existe et pour l'instant, personne n'a pu démontrer que l'économie n'existe pas. Cependant, le sens de la proposition "L'économie n'existe pas" est parfaitement clair, cette proposition dit que la proposition "L'économie existe" est fausse ; elle dit que l'économie n'est aucune chose et que dans sa prétention à être une chose, elle est un non sens. Au moins Dieu est habituellement défini comme un être tandis que l'économie est définie comme un ensemble. Dieu prétend être un être unique. L'économie prétend être un être collectif. On ne peut rêver sens plus clair. Il faut bien que ces deux propositions aient toutes deux un sens ou bien qu'elles n'en aient aucun l'une et l'autre car, comme croyait bon de le signaler ailleurs l'imbécile FD citant le Logicien Jordan : "La négation d'une proposition dénuée de sens est une proposition dénuée de sens".

Mieux, une proposition qui n'a pas de sens est un non sens car elle n'est pas une proposition. Toute proposition pour être proposition doit avoir un sens. C'est ce fait qui entraîna la nécessité du typage des variables par Frege car sinon on obtenait par le calcul des prédicats des propositions qui n'avaient pas de sens, c'est à dire des propositions qui n'étaient pas des propositions.

C'est beau la logique [END]

Par ailleurs il est frappant de constater, comme G. Minois dans son Histoire de l'athéisme (Fayard, 1998, p. 572), que " ceux qui acceptent l'existence de Dieu comme allant de soi utilisent de moins en moins le terme. Cela est net dans le langage clérical et dans la prédication. On parle beaucoup plus de l' "esprit". " Dans un monde où l'athéisme est largement répandu, la question de l'existence de Dieu est devenue secondaire quand elle n'est pas considérée comme un non-sens et la référence à Dieu n'est plus nécessaire pour la religion.

[BEGINCela fait des siècles que la référence à Dieu n'est plus nécessaire à la religion puisque cela fait des siècles qu'existe le bouddhisme qui ne fait aucune référence à aucun dieu. Strictement parlant, le bouddhisme est une religion athée. Aujourd'hui, la référence à Dieu est surtout nécessaire pour le business et pour la guerre. Une religion, avant d'être une conception du ciel, est d'abord une conception du monde. Voilà l'apport de Feuerbach et de Marx.

Mais quel rapport avec notre sujet ? Que m'importe que le nom de Dieu change ? Dans certaine religion on ne doit pas prononcer le nom de Dieu. Dans certaine autre, on ne doit pas le représenter. Que m'importe le fait que la question de l'existence de Dieu, qu'il ne faut pas confondre avec la croyance en l'existence de Dieu, soit devenue secondaire aujourd'hui. Pour les croyants de même que pour les athées, la question n'existe plus puisque leur croyance respective va de soi. Chacun campe sur ses positions, enfin campait. La question est devenue secondaire, elle a même complètement disparu, pas la croyance. Dans le parallèle que je menais, je me référais, évidemment, à la question de l'existence de Dieu quand cette question avait toute son ampleur, quand elle pouvait vous envoyer au bûcher et que la critique de la religion avait lieu en Europe et je la tenais justement pour une question révolue sinon résolue. Elle fut résolue non par une réponse mais par la disparition de la question. De ce fait, telle une spore d'anthrax, elle peut donc se réveiller après cents ans de silence. Que m'importe que le catholicisme soit moribond aujourd'hui et que le puritanisme et l'islam se portent à merveille ? D'ailleurs, ma thèse est justement que la question cruciale aujourd'hui est celle de l'existence de l'économie. Donc le fait que la question de l'existence de Dieu soit devenue secondaire renforce ma thèse. Si la question de l'existence de Dieu avait encore quelque importance aujourd'hui, la question de l'existence de l'économie n'en aurait aucune, comme elle n'en avait aucune évidemment alors que la croyance en l'existence de l'économie n'était même pas inventée et que l'existence de Dieu était encore en question. Et quand on fait un parallèle pour éclairer une question, on se réfère évidemment à une question résolue. On n'éclaire pas une question problématique par une question problématique. C'est seulement parce que la question de l'existence de Dieu ne fait plus problème et a été résolue d'une manière ou d'une autre que je peux m'y référer pour éclairer une question actuelle. Une fois de plus le crétin est hors du sujet. Il répond à côté.

Ceci dit, le fait que la question de l'existence de Dieu devienne secondaire n'entraînera jamais qu'elle devienne un non sens, même si un jour on peut prouver l'inexistence de Dieu. Au contraire, cette preuve entraînera un compréhension supérieure des raisons cachées de la croyances en Dieu et de sa mise en question. La croyance ancienne à l'existence de Dieu n'en demeurerait pas moins pleine de sens pour les siècles des siècles. La question de l'existence de Dieu est la question du sens du monde. Et quand bien même on pourrait prouver que, non, le monde n'a pas de sens, que la question du sens n'en demeurerait pas pleine de sens puisqu'elle eut un sens. Sens un jour, sens toujours ; mais : vraie aujourd'hui, fausse demain. Une hypothèse réfutée (n'en déplaise à Wittgenstein) n'en demeure pas moins pleine de sens. L'hypothèse de l'Ether demeurera pleine de sens pour les siècles des siècles à moins qu'elle ne soit oubliée. Un non sens ne résulte pas du fait que l'on a changé d'avis sur une question ancienne mais du fait qu'une proposition est logiquement fautive, vicieuse. A ce titre, toutes les propositions de pseudo Occam sont des non sens. Le fait que Dieu soit considéré comme inexistant par tel ou tel n'entraîne pas que la question de l'existence de Dieu n'a pas de sens et n'en a jamais eu.

Le sens des croyances de peuplades sauvages, parfois disparues, est une énigme pour les ethnographes et ils dépensent beaucoup d'énergie pour en découvrir le sens. L'existence d'un sens de ces pratiques, quel qu'il soit, est la motivation de l'ethnographie. 

Aux Etats Unis d'Amérique, la référence à Dieu est constante, à tout propos, surtout dans le business et dans la politique et aujourd'hui dans la guerre ce qui est bien la preuve qu'il n'y a plus de question de l'existence de Dieu dans ce pays. C'est caractéristique du puritanisme (tandis que : où parle-t-on le moins de Dieu, sinon à Rome). Et aujourd'hui plus que jamais grâce à Ben Laden puisque grâce à lui, il est frappant de constater... Il faut croire que l'athéisme n'est pas largement répandu aux Etats Unis d'Amérique. Mes amis américains me disent qu'à New York, aujourd'hui, on entend God bless à chaque minute et dans la bouche du président évidemment. Dieu aurait-il cessé de croire en l'Amérique ? J'ai entendu un cinéaste afghan (Makhmalbaf) déclarer à la radio que Bush et Ben Laden avaient la même philosophie et que cette philosophie n'était pas la démocratie. La différence est qu' aux Etats Unis d'Amérique la croyance en l'existence de Dieu est une affaire privée, tandis qu'en Arabie elle est une affaire d'Etat. Comme je l'avais dit dans un article Le Jugement de Dieu est commencé dans la Revue de préhistoire contemporaine, en 1981, les Etats arabes sont des Etats chrétiens au sens de Marx, c'est à dire des Etat où la religion est une affaire d'Etat (L'Iran est une théocratie où les ministres de Dieu exercent directement le pouvoir ce qui n'est pas le cas dans les Etats arabes.) [END]


Réponse à Jules G


Posted by Occam on March 25, 2001
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" Ludwig Wittgenstein dans le Tractatus logico-philosophicus montre que nous n'avons qu'une représentation du monde, qui est le langage, sans pouvoir atteindre la réalité des choses. Dans le langage, certaines propositions sont vraies et d'autres fausses. Une proposition est vraie si elle est scientifiquement vérifiable. Tout ce que dit la théologie est évidemment invérifiable et n'a donc pas de sens. De même, la proposition " l'économie n'existe pas " est un non-sens car une telle proposition ne peut pas être vérifiée. " (pseudo Occam)

Quelle insanité. Avez-vous seulement lu le Tractatus pour énoncer des sottises pareilles ? Vos histoires de propositions scientifiquement vérifiables, même les plus malcomprenants du temps de L. W. n'auraient osé les sortir. Même ce gros sournois de Popper avait compris qu'il ne s'agissait pas de cela. Essayez donc de trouver chez Wittgenstein une telle prééminence accordée à la méthode scientifique pour l'analyse des propositions, je serais très curieux de lire cela. (Jules G.)

" La juste méthode de philosophie serait en somme la suivante : ne rien dire sinon ce qui se peut dire, donc les propositions des sciences de la nature - donc quelque chose qui n'a rien à voir avec la philosophie - et puis à chaque fois qu'un autre voudrait dire quelque chose de métaphysique, lui démontrer qu'il n'a pas donné de signification dans ses propositions. Cette méthode ne serait pas satisfaisante pour l'autre - il n'aurait pas le sentiment que nous lui enseignons de la philosophie - mais elle serait rigoureusement juste. " (Ludwig Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus, 6.53)

[BEGIN] Démontrer dit Wittgenstein. Pseudo Occam ne fait quant à lui, qu'affirmer, sans la moindre esquisse de démonstration. Il faut démontrer, il ne suffit pas d'affirmer Il faut démontrer que la proposition "l'économie n'existe pas" n'a pas de sens, il ne suffit pas de l'affirmer. En aucun cas Wittgenstein ne parle de démontrer scientifiquement. Rappelons, en passant, comme je l'ai déjà signalé plus haut, que pour Wittgenstein les lois de la physique ne sont pas démontrables, que les énoncés de la physique ne sauraient être vrais ou faux au sens des propositions. Donc, à son habitude pseudo Occam ne répond pas à la question qui lui est posée par Jules G : "Essayez donc de trouver chez Wittgenstein une telle prééminence accordée à la méthode scientifique pour l'analyse des propositions." Comment pourrait-il répondre d'ailleurs puisqu'il ne comprend pas la question ?

Contrairement à l'existence de Dieu, l'existence de croyances n'est pas une question métaphysique. Elle ne relève donc pas de la philosophie mais du Pentagone. Si la proposition "l'économie n'existe pas" est métaphysique, la proposition "l'économie n'existe pas" l'est tout autant. Si la proposition "Dieu existe" est métaphysique, la proposition "Dieu n'existe pas" est tout autant métaphysique ; sinon, si l'on pouvait réfuter l'une, on prouverait l'autre et réciproquement. L'existence des religions n'est pas une question métaphysique mais une question pratique. Les croyances sont des forces pratiques. La croyance en l'existence de Dieu est une force pratique et elle le prouve en attaquant Wall Street. Elle ne prouve pas que Dieu existe, mais elle prouve qu'elle existe comme force pratique. Elle prouve qu'elle est capable de changer la face du monde. C'est le réductionnisme qui est attaqué à Wall Street par la puissance de la croyance. La question de l'existence de Dieu est une question métaphysique. La question de la croyance en l'existence de Dieu est une question pratique, terriblement pratique. Pour dire ça très simplement, de même qu'on ne peut prétendre critiquer la religion tout en croyant à l'existence de Dieu, on ne peut critiquer l'économie politique tout en croyant à l'existence de l'économie. C'est une simple question de postulat. Tout cela est plein de sens, extrêmement clair. Autrement dit, on ne peut prétendre garder le poulailler si on est un renard. Le dictateur Bush est donc très mal placé pour critiquer l'islam. C'est pourtant ce qu'a prétendu un jour le crétin polytechnicien Lipietz en réclamant des capitaux pour développer un secteur non commercial. C'est bien demander un renard pour garder le poulailler (autant le faire garder par un Corse). Cela vaut bien cette bourde du professeur Bourdieu qui prétendit un autre jour qu'il avait délégué des pouvoirs au gouvernement. Voilà ce qu'on peut entendre avec le bétail citoyen. (Le bétail en stabulation libre, seule la stabulation est libre !) [END]

" La philosophie est la théorie de la forme logique des propositions scientifiques. " (L.W., Notes sur la logique)

[BEGINLa forme logique de la proposition "l'économie n'existe pas" est exactement la même que celle de la proposition "l'économie existe". Ce que la philosophie selon Wittgenstein aurait à dire de l'une, elle aurait tout autant à le dire de l'autre. [END]

" La signification d'une proposition est son mode de vérification. " (L.W., Conférences de Cambridge [1930-1932]) Citation à rapprocher de celle de Friedrich Waismann : " Une proposition qui ne peut être d'aucune façon vérifiée n'a pas de sens. " (L.W. et le Cercle de Vienne)

[BEGINWittgenstein dit dans Rec. Phil. que s'il y a plusieurs modes de vérification, il y a plusieurs sens, ce qu'il affirme d'ailleurs ci-dessous. Je ne vois pas le rapport avec notre sujet. Cela ne signifie en aucune manière que les propositions non vérifiées n'ont pas de sens et même plusieurs (entre autre les hypothèses scientifiques). Wittgenstein parle de la relation entre la signification et la vérification des propositions vérifiables (ce que ne sont pas les hypothèses scientifiques). Il ne parle pas de la signification des propositions non vérifiables. [END]

" Si [...] je dis "ceci est jaune", je peux le vérifier par des moyens complètement différents. Cette phrase a des sens complètement différents selon la méthode à laquelle je recours pour la vérifier. Si, par exemple, je considère qu'une réaction chimique est un moyen de vérification, je puis dire alors en toute légitimité : "ceci ressemble à du gris, mais en réalité, c'est du jaune". Si, en revanche, je tiens ce que je vois pour un mode valable de vérification, cela n'aura alors aucun sens de dire : "ceci ressemble à du jaune, mais ce n'est pas du jaune". " (L.W. et le Cercle de Vienne)

"Ainsi les propositions : "la négation de l'économie est le préalable à la critique de l'économie politique" et "la négation de Dieu est le préalable à la critique de la religion" sont des non-sens pour la raison susdite." (Pseudo Occam)

Quelle raison susdite ? Vous parlez de vos salades sur la vérifiabilité ? Pourriez-vous dès lors donner une petite idée de ce que serait la vérification de phrases de ce type, ou bien d'une de vos phrases, qui je le suppose ne sont pas selon vous des non-sens ? Allez-y, vérifiez donc cette phrase : " Dans un monde où l'athéisme est largement répandu, la question de l'existence de Dieu est devenue secondaire quand elle n'est pas considérée comme un non-sens et la référence à Dieu n'est plus nécessaire pour la religion. " (Jules G.)

Dans mon message La négation de l'économie est un non-sens, je citais G. Minois qui disait que "ceux qui acceptent l'existence de Dieu comme allant de soi utilisent de moins en moins le terme. Cela est net dans le langage clérical et dans la prédication. On parle beaucoup plus de l' "esprit". "De plus, toujours selon G. Minois, "32 % des jeunes catholiques déclarent ne pas croire en Dieu." (Histoire de l'athéisme, p. 558) Voilà pourquoi je pouvais légitimement dire que la question de l'existence de Dieu était devenue secondaire, y compris pour les catholiques, et que la référence à Dieu n'était plus nécessaire à la religion catholique (aurais-je dû préciser). M. Voyer aurait-il pu prévoir que la religion catholique survivrait à la fin du mensonge à propos de l'existence de Dieu ?

[BEGINLe fait que les catholiques ne nomment plus Dieu "Dieu" mais "esprit" ne signifie pas que les catholiques ne croient plus en Dieu. Au contraire, comme il est dit dans le texte de Minois, c'est parce que, pour eux, l'existence de Dieu aujourd'hui va de soi (de même que pour les athées l'inexistence de Dieu va de soi), donc que la question de son existence est devenue secondaire et a perdu sa virulence (comme une souche de bacille anthrax destinée au vaccin) qu'il n'est plus nécessaire d'y faire référence. C'est la question de l'existence de Dieu qui est devenue secondaire et non l'existence de Dieu qui, justement, ne fait plus question. C'est une religion pacifiée, une religion œcuménique, tandis que le puritanisme et l'islam sont toujours des religions de combat (comme les gaz du même nom). Ce n'est pas la croyance qui a fini, ni la religion, c'est la question, c'est la philosophie. La question de l'existence Dieu n'est pas le fait de la religion mais le fait de la philosophie. C'est à la philosophie que le catholicisme survit. Ensuite, c'est la religion elle même, c'est le catholicisme lui-même, et non la croyance, qui est un mensonge. Dire que le catholicisme survit au mensonge c'est dire que le catholicisme survit au catholicisme. C'est un mensonge qui dit "Dieu existe", ce n'est pas la proposition "Dieu existe" qui est un mensonge. La proposition est seulement vraie, fausse ou dénuée de sens. La proposition "L'éther existe" n'a jamais été le fait d'un mensonge. Le mensonge de la science est le réductionnisme quand il outrepasse son domaine, mensonge symétrique de celui de la religion. De ce point de vue, le mensonge de la religion est moindre que celui de la science et il le prouve aujourd'hui puisque le sens du monde y est toujours en question car, avant d'être une conception du ciel, une religion est d'abord une conception du monde (de la même façon, le vrai despotisme soviétique était moins pire que la prétendue démocratie commerciale, car, dans ce despotisme, la démocratie était toujours une question et non une prétendue réponse : il n'y avait en Russie, aucune apparence de démocratie.) Au moins, dans la religion, l'esprit a droit de cité. Croire en Dieu n'est pas mentir, exploiter cette croyance pour dire que les esclaves doivent admettre leur sort ici bas, si, ce qui provoqua l'ire de Nietzsche. De même croire en l'existence de l'économie n'est pas mentir, exploiter cette croyance pour dire que l'esclavage n'existe plus et que la liberté du commerce est immuable, si. [END]

Bon courage. (Jules G.)


Une citation de Jean-Pierre Voyer


Posted by Occam on March 26, 2001
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"Il est à noter que l'on peut nier également certains faits comme Galilée nia ce fait avéré qu'était l'immobilité de la terre. Il ne se contentait pas de nier ce fait, il apportait les preuves de son inexistence. Il suffisait de regarder dans sa lunette pour voir un satellite de Jupiter. La différence entre economy et l'immobilité de la terre, c'est que l'on ne peut constater economy nulle part, malgré le matraquage du discours médiatique, tandis que chacun peut constater l'immobilité de la terre à chaque instant, encore aujourd'hui, plus de cent ans après la mort de Galilée ce qui est une preuve, dirait l'imbécile, que ce fait ne peut être ni critiqué ni réfuté et encore moins nié." (J.-P. Voyer, Un torrent de sottises, 30 janv. 2001)

On ne peut également constater la réalité mathématique du monde nulle part. Ce n'est pas pour autant qu'il faut en conclure que les mathématiques sont un mensonge.

[BEGINEn effet, mais jamais les mathématiques n'ont prétendu que la réalité du monde est mathématique même si Gödel était non seulement platonicien mais pythagoricien et si Penrose est platonicien. Connes aussi. Des mathématiciens ont pu le prétendre, mais jamais les mathématiques, du moins pas encore. Tandis que le postulat de l'existence de l'économie fait partie intégrante de l'économie politique. Autrement dit, l'économie politique prétend avoir un objet (voir Michel Freitag à ce sujet. L'économie politique a bien un objet, mais cet objet n'est pas l'économie comme je l'ai déjà expliqué.). Enfin, les mathématiciens platoniciens ne prétendent pas que la réalité du monde est mathématique, il prétendent que les êtres mathématiques ont une existence à part, à part du monde et à part de leur découverte par les mathématiciens. Wittgenstein est antiplatonicien. Pour lui les mathématiques sont une grammaire sans cesse remaniée. Il n'est même pas conventionnaliste, disons qu'il et practiciste (c'est plus pratique) et publiciste (langage public), surtout publiciste. [END]

En réalité, comme il est écrit dans le Tractatus logico-philosophicus, " Nous nous faisons des tableaux [Bilder] des faits ". (2.1) " Le tableau est une transposition [Modell] de la réalité. " (2.12) "Le tableau est un fait." (2.141) " Ce que chaque tableau, de quelque forme que ce soit, doit avoir de commun avec la réalité, pour absolument pouvoir la représenter - justement ou faussement - c'est la forme logique, c'est-à-dire la forme de la réalité. " (2.18)

L'économie est un tableau de la réalité. Elle en a la forme logique. Elle est un fait. Donc elle existe.

[BEGIN] Exactement, l'économie (politique, et non l'économie tout court, imbécile) est un tableau de la réalité (dans le meilleur des cas, Physiocrates) et non la réalité. Le tableau est un fait, le tableau existe, mais le tableau n'est pas la réalité. Le tableau seul est économique car il a lieu dans l'économie politique et non la réalité qui n'a pas lieu dans l'économie politique. Ce n'est pas l'économie, imbécile, qui est un tableau, mais l'économie politique, l'ensemble des propositions de l'économie politique, imbécile. Quand j'ai commencé cette réponse j'ignorais encore que Wittgenstein entendait tableau au sens de peinture, tableau peint et j'employais ce mot au sens de Weber. Je dirais aujourd'hui que l'économie est un tableau mal peint. L'esprit n'y est pas. Ce tableau n'a pas la forme logique, ce tableau n'a pas la forme de la réalité. La réalité n'est pas économique, l'économie n'a pas de réalité (elle n'est aucune chose), sinon celle qu'elle a dans un tableau mal peint. Le fait que l'économie soit un tableau n'a pas pour conséquence que ce tableau a la forme logique de la réalité. La carte du Tendre est bien une carte mais elle n'est la carte d'aucun territoire. Ce n'est pas une conséquence mais une condition ("doit avoir" dit Wittgenstein ce qui implique qu'il ne l'a pas nécessairement, ensuite "justement ou faussement", faussement car faux ne veut pas dire pour Wittgenstein dépourvu de sens, imbécile) et le tableau de l'économie politique ne remplit pas cette condition. C'est justement le propre des propositions insensées selon Wittgenstein (ni vraie ni fausse mais insensée). Toute la question est là, précisément. Perroquet qui débite du Wittgenstein sans comprendre. C'est exactement comme si on disait que la France est micheline sous prétexte que MM. Michelin en ont fait une carte remarquable et unique au monde. Mon père a fait la dernière guerre avec la seule carte Michelin et il s'est battu. De même, la physique a lieu dans le monde mais le monde n'a pas lieu dans la physique. Le monde contient la physique, la physique ne contient pas le monde, du moins pas encore. [END]


Plaidoyer pour l'existence de l'économie


Posted by Occam on March 31, 2001
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1°) Je réponds à EK qui me demande : " en admettant que l'économie existe - c'est absurde mais admettons. Que prédit-elle qui se réalise, comme les autres sciences ? "

[BEGIN] EK confond encore économie politique et économie. L'économie prétend être une chose, elle ne saurait rien prédire. Seule une science, ou un oracle, prédit. [END]

Ernst Engel (1821-1896) " publie en 1857 l'article dans lequel il énonce sa célèbre loi de la relation inverse entre la proportion de la dépense totale consacrée à la nourriture d'une famille et son niveau de revenu, tandis que la proportion des dépenses vestimentaires et de logement reste constante et que celle des dépenses diverses s'accroît. Établies à partir d'un échantillon de 153 familles belges, ces lois ont été ensuite maintes fois vérifiées et sont à l'origine des analyses modernes de la consommation en termes d'élasticité. " (Encycopedia Universalis)

Si l'économie est un mensonge, alors la loi d'Engel (sans "s") est fausse. Ce qui reste à démontrer.

[BEGIN] (10/12/02) Le pseudo Occam se croit en train de prouver la consistance absolue d'un système axiomatique formalisé comme la logique propositionnelle, où il suffit d'exhiber un seul contre exemple, après avoir prouvé que si le système est inconsistant, toutes ses variables sont des théorèmes de la théorie, afin de prouver, par ce seul contre exemple que, non, le système n'est pas inconsistant parce qu'il ne peut pas tout prouver. Il suffirait d'une seule loi fausse pour qu'un système soit un mensonge ! Quand bien même une loi de l'économie politique se révèlerait fausse en quoi cela prouverait que l'économie politique est un mensonge. La physique à ce titre serait une horrible menteuse et les physiciens de sacrés menteurs. Quel menteur ce Fourier, son équation de la chaleur est fausse. Et l'astronomie donc, quel foutu menteur que ce Ptolémée. Ensuite, pourquoi un système mensonger se priverait-il d'énoncer aussi des vérités pour mieux tromper son monde. De même, Durkheim dit que "les mensonges utilitaires de l'hypocrisie religieuse ne prouvent rien contre la religion." ce que j'avais déjà relevé dans Négation de l'économie. (~)

Ensuite, l'économie politique ne ment pas sur de vague et triviales constatations complètement inintéressantes (comment avez vous pu citer une loi aussi ridicule. Ridicule, mais c'est la loi.) mais sur la nature du monde de même que le mensonge du catholicisme ne réside pas dans l'affirmation de l'existence de Dieu mais de l'interprétation de ce postulat. Surtout l'économie politique ne ment pas beaucoup (plutôt, ce n'est pas ce genre ridicule d'économie politique qui ment mais l'économie politique à prétentions métaphysiques, comme celle de feu Debord) ; mais surtout ceux qui ne sont pas économistes, journalistes de radio, presse, télévision, essayistes, politiciens, professeurs, enculistes, etc, c'est à dire le propagandastaffel. Il est significatif que pour trouver une économie politique dont on puisse vérifier les prédictions, pseudo Occam soit obligé de se rabattre sur une loi aussi ridicule. L'économie politique qui ment ne fait pas de prédictions sur la vente et l'achat des chaussettes. [END]

2°) Tout à fait d'accord avec J.-P. Voyer quand il dit : " Il est à noter que l'on peut nier également certains faits comme Galilée nia ce fait avéré qu'était l'immobilité de la terre. Il ne se contentait pas de nier ce fait, il apportait les preuves de son inexistence. " (Un torrent de sottises) Que M. Voyer nous apporte les preuves de l'inexistence de l'économie !

[BEGIN] Voilà donc un croyant qui me somme d'apporter la preuve de l'inexistence de Dieu alors que de mémoire d'homme on n'a jamais vu un croyant capable d'apporter la preuve de l'existence de Dieu, et ce n'est pas faute de n'avoir pas essayé puisque ces tentatives de preuves durent depuis deux mille ans ! Même Ben Laden est incapable d'apporter une telle preuve ! Quelle effronterie de philistin. Galilée pouvait nier l'existence d'un fait parce que l'immobilité de la Terre était un fait avéré et l'est toujours d'ailleurs. Tandis que l'économie (de même que Dieu) n'est aucun fait. Je serais donc bien en peine, imbécile, de nier un fait qui n'est aucun fait. J'apporterai facilement les preuves de l'inexistence de l'économie quand vous apporterez, vous, celle de l'existence de l'économie, c'est à dire dès que vous apporterez la preuve que l'économie est un fait avéré. Galilée niait un fait avéré, ce qui est facile, tandis que l'économie n'est aucun fait. Elle sera un fait quand vous aurez prouvé son existence ou, encore plus simplement, quand vous l'aurez définie. Je dois réfuter un bruit, un bobard de propagande, ce qui est beaucoup plus difficile que de réfuter un fait ou, plus exactement, l'interprétation d'un fait. L'économie n'est pas plus un fait que Dieu. Et cependant, comme Dieu, elle est réputée omnipotente si l'on en croit les organes de propagande. Je citais Galilée pour montrer d'une part que l'on peut réfuter l'interprétation millénaire d'un fait avéré et que, d'autre part, cette réfutation est relativement facile s'agissant d'un fait avéré et d'une interprétation précise mais tout à fait impossible s'il ne s'agit d'aucun fait, ce qui est le cas avec l'économie ou avec Dieu. [END]

3°) Quand bien même on admettrait qu'economy n'existe pas, pourquoi economics seraient-ils un mensonge ? En effet, en admettant que la "population" n'existe pas, la démographie est-elle pour autant un mensonge ? en admettant que l' "univers" n'existe pas, la cosmologie est-elle également un mensonge ?

[BEGIN] Le pluriel fautif de economics est la preuve que Occam et Spinoza ne font qu'un (C'est beau la philologie !). Ceci dit, la démographie n'est pas un mensonge parce que la démographie ne ment pas. Elle ne traite que du nombre des habitants et des variations de ce nombre. Pour elle la population est le nombre des habitants, une pure abstraction. La démographie est une science respectable. Elle ne prétend pas trancher de la nature du monde. Elle est strictement positiviste. La démographie fournit explicitement et clairement sa définition de la population : la population est le nombre des habitants. Le nombre et non l'ensemble, crétin. Le nombre, c'est à dire une parfaite abstraction. [END]

4°) M. Jules G, vous vous tirez une balle dans le pied quand vous dites : " personne ne prétend que (par exemple) la théorie de la décision et la théorie des jeux comme sous-branches de l'économie mathématique sont un mensonge, les théorèmes y sont évidemment valides, là n'est pas la question. C'est la prétention des beaux parleurs à parler à leur aide de la réalité des décisions des humains qui est d'inspiration mensongère. C'est toute la différence entre normativité idéale et description fidèle. " [Je ne comprends pas la dernière phrase, soyez plus explicite] Comment expliquer que les théories de la décision et des jeux soient vraies tout en prétendant que l'économie n'existe pas et que " l'économie est à l'économie politique ce que Dieu est à la religion. " (Négation de l'économie) ? C'est comme si vous admettiez que la théorie de la grâce et de la prédestination de Saint Augustin était vraie tout en niant l'existence de Dieu.

[BEGIN] Le fait que les théorème soient valides n'est pas la preuve qu'ils se rapportent à une réalité économique. D'ailleurs, ils disent eux-mêmes à quoi ils se rapportent : la décision et les jeux. Pourquoi la décision et les jeux seraient-ils économiques ? Qu'est-ce que cela apporte de les affubler de ce sobriquet. C'est seulement la preuve qu'ils se rapportent à une certaine abstraction comme on dit en mathématique qu'un théorème est vrai sur N. Le théorème est vrai sur N, il n'est pas vrai sur le monde. Est-ce assez simple ? Cela ne signifie pas que N est la réalité du monde (ce que cependant, me semble-t-il, pensait Gödel, pythagoricien, à la fin de sa vie). La théorie de la grâce présuppose l'existence de Dieu, la théorie de la décision et des jeux ne présuppose pas l'existence de l'économie. Les théories de la décision et des jeux prétendent être des modèles de la réalité. Les théorèmes sont valides sur ces modèles, mais ces modèles sont des abstractions, ces modèles ne sont pas le monde. Ils ne sont pas non plus des modèles au sens mathématique. Ces modèles sont des modèles mathématiques du monde mais cela n'entraîne pas qu'ils soient des modèles au sens mathématique (10/12/02) en fait si, ils le sont me dit un ami logicien spécialiste de la théorie des jeux mais cela ne change rien au fait que l'on ne sait pas s'ils ont le moindre rapport avec le monde dont ils prétendent êtres des modèles. Au contraire, ils ne sont que des modèle mathématiques et rien d'autre. Allez donc voir ici ce qu'en pensent de futurs praticiens et rire un bon coup, allez voir ce qu'ils pensent de la micro économie et des mathématiques en économie politique). Disons qu'ils sont des élucubrations. Les théorèmes sont vrais sur ces élucubrations, le plus difficile reste à prouver : que ces modèles aient un rapport quelconque avec le monde. C'est précisément la question du réductionnisme. Cette question a été sauvagement attaquée à Wall Street. Tout cela est la faute à Fukuyama. Les féroces Arabes ne prétendent-ils pas qu'ils ne sont pas reconnus, qu'ils sont humiliés par l'Amérique. Notez encore que peu importe qu'ils le soient effectivement ou non. Seul importe qu'ils le croient, seul importe qu'ils en soient persuadés. [END]

5°) "...] tant que vous ne définissez pas ce que vous entendez par devenir secondaire (par opposition à quoi de primordial, par exemple, et sous quel point de vue, selon quel usage ?), et que vous n'aurez pas dit comment, pour les croyants si je vous suis bien, la croyance en Dieu peut n'être pas nécessaire pour continuer de croire (parfait non-sens à mon avis dès lors que l'on élargit la pensée de Dieu au-delà de celle d'un gros bonhomme horloger et barbu), vous tomberez sous le coup de critiques plus ou moins vétilleuses, que l'on formerait sans peine d'interprétations positivistes du Tractatus [...]"

Pour expliquer ce paradoxe en apparence, je vais citer l'Histoire de l'athéisme de G. Minois :

"Il est peut-être là, le grand tournant de l'an 2000 : dans le consentement qui paraît se dessiner pour occulter la question de Dieu. Certes, les religions ne sont pas mortes ; certaines semblent même redevenir agressives. Mais le contenu de ces religions s'est largement sécularisé. Dans le discours des religieux, Dieu est de moins en moins présent ; il est surtout question d'accomplissement de l'homme, d'équilibre intérieur, de recherche de la sérénité, ou bien de la poursuite d'un idéal d'entraide, de solidarité, sur un plan très horizontal. Dans d'autres contextes, la religion est une pure arme politique, ou une façon de se créer une identité dans des sociétés en désarroi. Mais Dieu, dans tout cela, est de plus en plus absent. Cela est encore plus net dans tous les "bricolages" religieux et "religions à la carte" que chacun se fabrique en dehors des grandes dénominations. " (p. 593)

La question de l'existence de Dieu est devenue secondaire à mesure que le contenu de la religion se sécularisait : accomplissement personnel, fraternité, événements festifs (voir le succès des Journées Mondiales de la Jeunesse), retour à la superstition (le culte du Saint-Suaire de Turin, de la Vierge Marie...), etc, etc.
Certes, rien de bien scientifique là-dedans mais un banal constat empirique.


La négation de l'économie est une absurdité


Posted by Occam on April 07, 2001
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" Les théories de la décision et des jeux posent des définitions normatives de la rationalité des agents. En cela elles postulent des idéalités : leurs agents modèles sont mus par des principes tels qu'il faudrait qu'ils fussent, selon la norme de rationalité que l'on choisit a priori de leur conférer. Assez peu importe que ces idéalités aient la moindre coïncidence avec la réalité humaine : ça n'a jamais été l'objectif ni l'espoir de leurs promoteurs. Les agents idéaux qui décident ou qui jouent pour ces élégantes constructions mathématiques ne le font pas à la manière des hommes - d'où l'extrême vanité de prendre ces dernières pour des descriptions de la réalité. " (Jules G, Mieux vaut...)

Admettons. Cependant la loi d'Engel* est typique d'un raisonnement par induction** ; elle n'a rien de ces normes de rationalité conférées a priori que vous évoquiez. Elle décrit bien la réalité dont elle parle et n'a pas été réfutée jusqu'à maintenant. Comment croire qu'economy n'existe pas et qu'economics soient un mensonge alors que la loi d'Engel a une telle efficacité descriptive ?

[BEGIN] Le pluriel fautif de economics est la preuve que Occam et Spinoza ne font qu'un (C'est beau la philologie !) (10/12/02) Cette loi étant statistique ne décrit rien du tout mais prédit seulement sans préjuger d'aucune réalité. Elle est purement positiviste. Elle ne décrit aucune réalité, c'est le propre de la statistique. Le scandale déclenché par Boltzman qui renonce à la description pour établir sa théorie n'est pour rien dans son suicide paraît-il, mais le scandale n'en eut pas moins lieu. Le scandale fut aussi important que celui déclenché par Durkheim avec ses faits sociaux. Cet Engel n'est en fait non un économiste mais un strict sociologue positiviste durkheimien en train de traiter un fait social. Si Engel est un sociologue, c'est donc que la société existe ! Quelle découverte. Et c'est bien ce que disait un intervenant du Debord off : si l'économie existe, elle est tout ce qui existe. Seul le tout est le vrai. Aussi bien Durkheim que Weber disent que la première chose à faire, c'est constituer l'objet à étudier. Que ce soit l'évolution de la vente des chaussettes en fonctions de variables dépendantes et indépendantes, du taux de suicide ou du taux de criminalité. Une seule chose est certaine, le taux de suicide et de criminalité sont de sûrs indicateurs du malheur. La seule réalité là dedans, c'est le malheur ainsi que le relève bien Rosa Luxembourg. Je dénie aux fait sociaux de Durkheim non leur qualité de faits mais leur qualité de sociaux. Pourquoi sociaux ? Parce qu'ils sont traités par la statistique ? Parce que la statistique traite de la société ? Mais la statistique traite aussi bien de faits dits sociaux que de thermodynamique. Un taux de suicide est un fait… statistique et non un fait social. Sa variation en fonction de variables présume de l'existence d'une coercition. La statistique, en tant que savoir, est purement sociale. La statistique est le seul fait social là dedans. Notez bien que je ne dis pas que le taux de suicide est le fait social lui-même puisque Durkheim définit d'abord le fait social par sa force de coercition (tiens voilà, non du boudin, mais encore une force, comme du temps de Newton). Une loi n'est rien d'autre qu'une présomption de coercition. C'est ce que traduit le jeu de mots "les phénomènes obéissent à des lois". C'est une pure présomption, une figure de rhétorique. C'est comme si… Je reviendrai là dessus ailleurs. La loi d'Engel décrit effectivement une réalité, mais cette réalité est seulement la variation des ventes de chaussettes en fonctions de diverse variables dépendantes et indépendantes. La loi d'Engel ne décrit rien d'autre mais surtout elle n'explique rien, elle n'analyse rien, contrairement à Newton, Lagrange et Hamilton. (~)

Cette loi ridicule ne décrit pas la réalité (pensez un peu à ce que peut signifier réalité, pensez à la bataille d'Austerlitz et à Auschwitz et pensez un peu à ce que peut vouloir dire décrire. Regardez les atroces et minutieuses descriptions de l'entomologiste Houellebecq. Ah ! les affreux insectes.) mais au fait que les gens achètent plus ou moins d'habits selon telle ou telle circonstances (c'est Lacenaire qui aurait été content, marchand d'habits !) Selon vous, elle décrit la réalité, en fait elle décrit ce que vous jugez être la réalité et qui témoigne de votre élévation d'esprit : la variation ou la non variation des achats de chaussettes en fonction du revenu ! Quelle réalité, quelle description. (A ce dont se contente l'esprit, on reconnaît, n'est-ce pas...). En quoi le fait que les gens achètent plus ou moins d'habits selon telle ou telle circonstance est-il une preuve qu'existe une chose qui a pour nom économie ? SVP, M. pseudo Occam, il est temps d'utiliser le rasoir d'Occam. Qu'apporte à une telle loi la supposition de l'existence d'une chose nommée économie ? Vous dissimulez une phase importante du raisonnement, je ne suis plus, je dois avoir l'esprit obtus. Qui se soucierait d'ailleurs de réfuter une loi aussi ridicule ? (ridicule, mais c'est la loi. Oh mais !) Mais surtout, cette loi est purement statistique, c'est à dire qu'elle est purement positiviste, elle ne prétend rien énoncer sur la réalité ultime. Une loi statistique renonce à décrire le détail, ce que le fameux démon de Maxwell prétendait encore faire, lui. Cette loi prouve que quelque chose existe (dont on ne peut rien savoir en détail) plutôt que rien, c'est tout. Ceci dit, ce genre d'économie politique est aussi honnête que la démographie : elle ne prétend rien dire sur la nature du monde. Elle dit juste que les gens achètent plus ou moins d'habits. Marchands d'habits ! 

Ce qui différencie les lois de l'économie politique des lois de la physique ou de l'astronomie (les prétendues lois naturelles, selon l'un des auteurs favoris de pseudo Occam) est que les lois de l'économie essaient de rendre compte de l'évolution d'êtres effectivement collectifs. [END]

"J'abandonne. (Re)lisez le texte de Jean-Pierre Voyer sur la négation de l'économie, par exemple, vous comprendrez peut-être que lorsqu'il parle d'économie, on ne peut certainement pas (logiquement, grammaticalement) attribuer de l'efficacité à cette notion. Non parce que votre concept d'efficacité est contestable, amendable ou que sais-je, mais parce que c'est absurde. On ne dit pas de Dieu qu'il est efficace, sauf sous forme de boutade, non parce que c'est faux, mais parce que c'est un non-sens, et ceci que l'on croie ou non à l'existence de Dieu. " (Jules G, Forfait)

C'est là toute la question. Comme Voyer***, vous partez du postulat que l'économie n'existe pas et qu'elle est l'équivalent de Dieu. C'est cette affirmation qui est un non-sens et est contestable. Alors que Galilée prouvait la non-immobilité de la Terre, J.-P. Voyer n'est pas en mesure de prouver la non-existence de l'économie (et pour cause !) La négation de l'économie est une absurdité.

[BEGIN] Comme le crétin FD me l'a aimablement signalé, si cette affirmation est un non sens, sa négation est également un non sens. "La négation d'une proposition dépourvue de sens est une proposition dépourvue de sens" (Jordan). Donc la proposition "l'économie existe" qui est la négation de la proposition "L'économie n'existe pas" est aussi un non sens. Etes-vous donc en mesure, tel Galilée niant un fait avéré et prouvant le mouvement de la Terre, de prouver l'existence de l'économie en dehors de l'exemple ridicule qui figure plus haut et qui ne prouve rien à ce sujet ? Où est ce fait que je dois réfuter ? Puisqu'une science aussi sublime et honnête que l'économie de M. Engel existe, c'est bien la preuve que l'économie est un fait, au même titre que l'immobilité de la Terre. Les physiciens sont partagés, dans un cas bien précis et unique qui n'a rien à voir avec l'économie de M. Engel (La ressemblance de l'équation de Schrödinger et de la loi d'Engel est étonnante n'est-ce pas ? La ressemblance du cheval et de l'hippocampe est étonnante. Suivant le conseil de La Fontaine, je surenchéris dans l'absurdité. Cependant, ce crétin m'échauffe la bile.) ni aucune autre science statistique, sur l'existence d'une réalité tout court, ils s'interrogent : "Dieu joue-t-il aux dés ou non ?" et tous se demandent si la célèbre prière d'Einstein, votre auteur favori : "Si, en ne perturbant aucunement un système, on peut prédire avec certitude la valeur d'une quantité physique, alors il existe un élément de la réalité physique correspondant à cette quantité" sera exaucée ou non (il semblerait que non, que les particules ne sont pas discernables mais seulement les états) ; mais vous n'avez aucun doute sur l'existence d'une réalité économique puisque la sublime loi de M. Engel est vérifiée et que cette loi étant une loi de l'économie politique c'est bien la preuve que l'économie existe. Mais où est la preuve que l'objet de l'économie politique est l'économie ? Comment une loi aussi sublime pourrait-elle être vérifiée sans qu'existe une réalité économique ? C'est tout ce que vous avez à m'opposer ? Vous ne partez d'aucun postulat vous. Ou plutôt votre postulat est bon et le mien est mauvais. Vous êtes le maître des postulats. Vous êtes seulement un postulant qui s'ignore. Toujours la paille et la poutre. Toujours l'effronterie des domestiques. Mais quel genre de Jacques est-ce là ? Je pars d'un postulat, comme Euclide, et je l'affirme clairement. Vous, sournois imbécile partez sournoisement de postulats, selon votre nature sournoise, et le cachez soigneusement. Qu'ajoute à "réalité" le mot "économique". Le produit du mot "réalité" par le mot "économique" est le mot "réalité" comme le produit du nombre 5 par le nombre 1 est 5. (5 x 1 = 5) (Cette phrase est légèrement incorrecte car les mots sont aux choses ce que les chiffres sont aux nombres ; mais elle deviendrait trop compliquée si je l'écrivais correctement, d'où l'utilité du formalisme. Ensuite, on ne sait pas ce qu'est la réalité tandis qu'on sait ce qu'est un nombre grâce à Cantor et Dedekind.) L'élément "économique" est neutre, il est vide de signification, il ne signifie rien, il n'ajoute rien. Les locutions "réalité" et "réalité économique" désignent exactement la même chose car le mot "économique" ne signifie rien, il n'ajoute rien, il n'a aucun sens. Il n'a de sens que dans "économie politique". Tant que vous n'aurez pas défini le sens du mot "économique" il continuera à n'en avoir aucun car la sublime loi de M. Engel ne décrit aucune réalité, elle ignore tout d'une éventuelle réalité, elle se contente de prévoir : la consommation de chaussettes n'augmentera pas quand le revenu augmentera. Quand on a dit réalité, on a tout dit. On n'ajoute rien en disant "réalité économique", de même qu'on ajoute rien en disant "réalité physique" plutôt que "réalité" d'ailleurs. Cependant, on postule secrètement en s'exprimant ainsi la non unité de la réalité et donc à jamais la non unification des sciences. Le grand vigilant Weber lui-même emploie machinalement le mot économie et parfois il oublie de l'employer et cela n'ôte rien à ce qu'il veut dire. Oui, si la sublime loi de M. Engel est vérifiée, c'est parce qu'il y a une réalité dont on ne sait rien puisque cette loi est statistique, il y a un mystérieux et secret rapport entre l'achat des chaussettes et l'augmentation du revenu ; mais à quoi peut bien servir d'affubler ce mystérieux rapport+++ dont on ne sait rien du sobriquet "économique" ? Pourquoi pas "diabolique" ? Il y a une réalité plutôt que rien, la grande affaire ! (Houellebecq serait-il donc une incarnation du démon de Maxwell, lui qui décrit avec une telle précision la misère ? C'est bien ce qu'il me semblait, cet homme est diabolique.) Mais avec ou sans loi de M. Engel il y a quelque chose plutôt que rien et ça, en particulier, plutôt qu'autre chose. Les Alpes se passent très bien des lois de la physique pour exister, au point que Hegel lui-même dut en convenir. La physique a besoin des Alpes, les Alpes n'ont pas besoin de la physique ni de Hegel. Hannibal en savait quelque chose. Quelqu'un l'a déjà dit sur le Debord off, si l'économie existe, elle est tout ce qui existe. De ce fait, elle n'a plus rien à voir avec la sublime loi de M. Engel-Pécuchet. L'économie qui ment sur le monde n'est pas la sublime théorie de M. Engel, c'est l'économie politique révisée par Marx et par Debord qui prétend que le spectacle est l'économie qui se développe pour elle même et que l'économie est une chose qui détermine le monde en dernière instance. 

+++. dont l'existence est de toute façon, dans l'état des connaissances, une pure supposition, c'est à dire une pure ignorance. On a recours a la statistique précisément parce qu'on ne sait rien ou que l'on ne peut rien savoir des constituants réels. Et vous arguez de cette ignorance pour décréter sur la réalité. En postulant l'existence de ce rapport, vous faites un acte de foi, comme Einstein, vous êtes un croyant. "Dieu ne joue pas aux dés" n'est pas une proposition des sciences de la nature pour parler comme W. qui disait aussi : la causalité est une superstition. Mais non, vous prouvez, vous. Vous prouvez beaucoup il me semble, avec une époustouflante désinvolture. Vous méritez grandement le prix Noble. Il y a mieux encore que la sublime loi de M. Engel, c'est la loi de Poisson qui permet de savoir combien de guichets il faut ouvrir dans une banque pour que, selon l'heure, 9 clients sur 10, par exemple, soient servis sans attente. En quoi cette étonnante loi de Poisson permet de dire quoi que ce soit sur la nature de la réalité sous-jacente ? Est-ce une réalité ichtyologique ? [END]

* La loi d'Engel n'est pas une exception en économie.
** C'est-à-dire le type de raisonnement utilisé de manière générale dans les sciences.
*** " Je ne postule pas que l'économie et la communication sont la même chose, je postule que l'économie n'est aucune chose tandis que la communication est une chose, pas seulement une chose d'ailleurs ; " (Voyer, Indéfinition de l'économie, 24/11/2000)


Une non-existence peut être prouvée


Posted by Occam on April 08, 2001
In Reply to: Prendre ce pseudonyme dans ces conditions est une absurdité posted by
Jules G on April 08
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" On ne prouve pas une non-existence... "

[BEGIN] Personne jamais n'a prouvé l'inexistence de Dieu, ni son existence. Gödel y travaillait à la fin de sa vie. Nous sommes dans le même cas en ce qui concerne l'économie. Personne n'a jamais prouvé son existence, ni, donc, son inexistence. Dieu ou l'économie n'ont rien de commun avec l'éther ou le phlogistique qui tombent sous le sens et donc susceptible de donner lieu à vérification expérimentale. Dieu et l'économie sont seulement des idées transcendantales pour parler comme Kant, c'est à dire non susceptibles de tomber sous les sens, sous la sensibilité et donc non susceptibles de donner lieu à un vérification expérimentale. Dieu et l'économie sont des mythes. Ils sont l'objet de croyances et de seulement de croyances. On peut espérer détecter un vent d'éther mais on ne peut espérer détecter un vent de Dieu. Le divin pet ! On ne peut prouver une non-existence quand il s'agit d'idées transcendentales. La non-existence de la licorne n'est pas prouvée. Elle est admise. On peut aisément prouver une existence. Il suffit d'exhiber un spécimen de cette existence. Du fait des progrès de la génétique il sera bientôt possible d'exhiber un spécimen de licorne. Qu'attendez-vous pour prouver l'existence de l'économie ? Jusqu'à présent, l'existence de l'économie est seulement admise, sans aucune sorte de preuve. L'économie n'est aucun fait. Dieu n'est aucun fait. La croyance en l'existence de l'économie est un fait. La croyance en l'existence de Dieu est un fait. D'ailleurs, avant que l'oxygène ne fut inventé, le phlogistique lui-même n'était aucun fait mais une simple croyance. Seulement contrairement à Dieu ou à l'économie, la conséquence de son existence était bien un fait : la combustion. De même pour l'éther, une conséquence de son existence était bien un fait hypothétique : additivité des vitesses. Donnez seulement une seule conséquence de l'existence de l'économie. Evidemment, on peut prétendre que le monde est la conséquence de Dieu ou que la non augmentation de la vente des chaussettes est la conséquence de l'économie. Mais ces deux faits peuvent avoir une infinité de causes. Il s'agit de mettre en évidence que l'existence du monde est bien une conséquence de Dieu ou la non augmentation de la vente des chaussettes une conséquence de l'économie. Et cela n'est toujours pas fait, et cela fait des millénaire que ce n'est pas fait en ce qui concerne Dieu.  [END]

Au 18ème siècle, les travaux de Lavoisier et son célèbre mémoire Réflexions sur le phlogistique (1785) prouvaient la non-existence du phlogistique. [BEGIN] Depuis combien de temps régnait le phlogistique ?[END]
En 1887, l'expérience de Michelson et Morley ruinait la notion d'éther.

[BEGIN] Depuis combien de temps régnait l'éther, qui, de plus, était une notion précise à tel point qu'elle permit de monter la fameuse expérience de M&M ? Le plus drôle est que l'expérience de M&M était censée prouver l'existence dudit éther. Tout cela n'est que partie remise. Vous êtes incapable de penser plus d'une minute et vingt sept secondes, mais vous êtes pressé. Il est deux manières de réfuter les prétentions à l'existence de l'économie : 1) la fondation de la nouvelle Athènes (difficile et ne dépend pas de moi) ; 2) l'établissement d'une théorie des ensembles intériorisés par leurs éléments (difficile aussi, je n'y parviendrai certainement pas seul. D'ailleurs, il existe déjà une telle théorie, c'est la Monadologie.) Qu'est-ce qu'un siècle pour ce genre de choses. Copernic (1473-1543), Tycho Brahé (1546-1601), Galilée (1564-1642), Kepler (1571-1630), Newton (1642-1727), Jacques Bernouilli, qui termina le travail de Newton (1667-1748). 1473 ---> 1748 ! [END]


Le travail n'existe pas


Posted by Occam on April 08, 2001
In Reply to: Pas dans le cas présent posted by
Jules G on April 08, 2001
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"Alors, vous n'avez pas trouvé ? Sur quoi reposent les collectivités humaines ? Marx vous l'a pourtant dit et redit ainsi que l'inénarrable Debord (plus de deux cent fois dans un livre de moins de deux cent pages). Les collectivités humaines reposent sur l'économie. Et qu'est-ce que l'économie ? C'est "L'ensemble des activités d'une collectivité humaine relatives à la production, à la distribution et à la consommation des richesses." Oui, mais alors, qu'est-ce qu'une collectivité humaine, sur quoi repose-t-elle, qu'est-ce qui assure sa cohérence, sa cohésion ? Mais, c'est l'économie puisqu'on vous le dit. Et le spectacle, c'est l'économie qui se développe pour elle-même. Voilà. Quelle salope cette économie.
Cette ridicule définition circulaire est la même dans le Petit Robert® que dans le Petit Larousse®. " (Voyer [message N° 4492], Avez-vous trouvé la réponse à ma question ?)

Alors, vous n'avez pas trouvé ? Sur quoi reposent les collectivités humaines ? Marx vous l'a pourtant dit et redit. Les collectivités humaines reposent sur le travail. Et qu'est-ce que le travail ? C'est "L'ensemble des activités d'une collectivité humaine coordonnées en vue de produire ou de contribuer à produire ce qui est utile." Oui, mais alors, qu'est-ce qu'une collectivité humaine, sur quoi repose-t-elle, qu'est-ce qui assure sa cohérence, sa cohésion ? Mais, c'est le travail puisqu'on vous le dit. Voilà. Quel salaud ce travail.
Cette ridicule définition circulaire est la même dans le Petit Robert® que dans le Petit Larousse®.

Il va de soi qu'on ne risque pas de prouver que quelque chose existe ou n'existe pas si cette chose n'est même pas correctement définie. Tout simplement parce que la preuve, la démonstration ou ce qui en tiendrait lieu ne peuvent s'appuyer sur quelque chose de tangible. Le travail n'est pas une notion correctement définie. La charge de la preuve (et plus exactement, la charge d'une définition non circulaire et non triviale) incombe aux défenseurs de l'existence du travail, et non l'inverse.

[BEGIN] En quoi diable tout cela prouve-t-il l'inexistence du travail ? Cela prouve seulement que cette définition est non seulement circulaire mais stupide et impropre. Cela ne prouve pas que le travail n'existe pas, cela prouve seulement que la définition du Petit Robert est vicieuse et que pseudo Occam est un imbécile. Cette définition est tellement absurde qu'elle est contredite par celle du Petit Larousse. Mais l'effronté imbécile n'eut même pas la curiosité d'aller voir dans le Petit Larousse. Cependant, il se permit d'écrire " Cette ridicule définition circulaire est la même dans le Petit Robert® que dans le Petit Larousse®." Malhonnête personnage, effronté imbécile. La définition que donne le Petit Larousse est : "activité de l'homme appliquée à la production, à la création, à l'entretien de quelque chose." Sournois imbécile : activité et non ensemble. Ce n'est pas la circularité qui invalide la définition de l'économie donnée dans les deux dictionnaires mais le recours à l'ensemblisme. La circularité, qui n'existe d'ailleurs que dans le cadre marxiste qui prétend que les collectivités humaines reposent sur l'économie ou le travail, n'est qu'une sottise supplémentaire. Pour Hitler, par exemple, cette circularité n'existait pas puisqu'une collectivité humaine était définie par le sang, par la race. Selon cette définition, l'économie n'est aucune chose parce que les ensembles ne sont aucune chose mais seulement des notions. Et c'est cela, et non sa circularité, qui récuse cette définition dans sa prétention à définir une chose.

Ensuite, pourquoi cette définition vicieuse prouverait-elle que le travail n'existe pas ? Elle prouve seulement que ce qu'elle désigne n'est aucune chose puisque les ensembles sont des notions, des abstractions. Mais elle ne prouve pas qu'il n'existe aucune autre définition du travail. La preuve : une autre définition existe dans l'autre dictionnaire cité par l'impudent imbécile. Chienlit debordiste, je-m'en-foutiste. De même, les définitions identiques de l'économie dans les deux dictionnaires prouvent que ce qu'elles désignent n'est aucune chose, parce que les ensembles ne sont aucune chose, mais ne prouve pas pour autant qu'il n'existe ou qu'il ne peut exister aucune autre définition et, à fortiori, ne sont donc en aucun cas une preuve que l'économie n'existe pas. Cela prouve seulement que la prétendue chose qui repose sur cette définition n'existe pas et seulement la prétendue chose qui repose sur cette définition. Cela prouve seulement que si cette chose veut exister comme une chose digne de ce nom, il faudra lui trouver une autre définition ce dont pseudo Occam est incapable et pas seulement lui. J'ai seulement récusé une famille de définitions qui reposent sur l'ensemblisme. Les sociétés ne sont pas des sacs de billes. Tout fait social est un fait total non au sens où il devrait englober tout mais au sens où il est une totalité autogène, un totalité qui se constitue elle-même sans que l'on ait à la penser. Elle est totalité en soi. Il n'y a de fait social que total. Tout fait social est un ensemble autogène. Ce qui n'est pas ensemble autogène n'est aucun fait social. Les prétendus faits sociaux étudiés par les économistes et les sociologues ne sont que des découpages arbitraires sans aucune sorte de réalité, comme le souligne à son corps défendant Serge Latouche. Du temps du phlogistique, avant l'invention de l'oxygène, le feu n'en brûlait pas moins gaiement. Mais ceci dit, le feu était une chose tangible (ouille !) exactement comme le fait de l'immobilité de la Terre, ce que n'est pas l'économie. Mais pour pouvoir fabriquer du Napalm®, il fallut changer de définition. La récusation d'une définition ou des prétentions d'une définition ne peut être en aucun cas la preuve de l'inexistence, dans l'absolu, de ce qu'elle prétend définir. Il faut être un imbécile du calibre de pseudo Occam pour penser une chose pareille. C'est ce raisonnement stupide que ce salopard me prête joyeusement "le raisonnement de Voyer exposé dans son message n° 4492" et comble du comique il réfute sa propre stupidité. Où aurai-je prétendu que l'économie n'existe pas parce que je montre que sa définition par deux dictionnaires se rapporte non à une chose mais à une notion. Et, en plus, cela, je ne le prouve pas dans mon message n° 4492 mais ailleurs. Dans mon message n° 4492 je me moque seulement de la ridicule circularité qui n'existe que dans la problématique marxiste. Et c'est cela que le crétin pseudo Occam prend pour une preuve de l'inexistence de l'économie alors qu'il ne s'agit que de la récusation des prétentions d'une définition : l'objet de cette définition est notion, pure notion, et non chose. Sa circularité prouve seulement que cette définition est ridicule, elle ne prouve pas que ce qu'elle prétend définir n'existe pas. Où ai-je commis un sophisme, effronté imbécile ? Le crétin vient d'inventer la preuve anti-ontologique : quelque chose dont une définition est fausse n'existe pas.

Enfin, notez, je vous prie, que je ne dénie pas toute signification à la définition de l'économie par les dictionnaires, je ne prétends pas, moi, qu'elle est un non sens. Je dénie simplement que cette définition soit la définition d'une chose et je montre qu'elle est seulement la définition d'une notion. Et j'affirme que, de ce fait, étant donné la réception de ce genre de définition, partout dans le monde, même chez Michel Freitag qui doute pourtant que l'économie politique ait un objet, il y a hypostase d'une notion dans une chose. C'est très simple. C'est élémentaire. [END]


Sophisme


Posted by Occam on April 09, 200
In Reply to: Déchéance posted by
Jules G on April 09, 2001
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" Non je n'ai pas convenu que cette hypothèse, puisque vous utilisez ce mot impropre ici, n'était pas vérifiable. Je n'ai rien dit non plus de sa testabilité - puisque quelqu'un va nécessairement lancer ce genre de concept. J'attends tout simplement qu'on définisse bien les mots, sans circularité, sans trivialité. C'est un préalable élémentaire, il me semble. C'est aussi un pré-requis indispensable en l'espèce, puisqu'il s'agit de déterminer si une chose dont le nom court les rues sans être définie existe ou pas. " (Jules G.)

J'attends que vous me donniez une définition correcte, non triviale, non circulaire du mot " travail ", sinon vous êtes forcé d'admettre que le travail n'existe pas, suite au raisonnement de J.-P. Voyer dans son message n°4492.

[BEGIN] "Suite au raisonnement de J-P Voyer", il ne manque pas d'air le trou du cul. Voir ci-dessus. Cette définition correcte figure en toutes lettres dans le Petit Larousse, effronté je m'en-foutiste. Et quel rapport avec notre problème qui est que le sournois imbécile est incapable de donner une définition de l'économie qui n'appartienne pas à la famille de définitions que je viens de réfuter. Cela doit être pourtant facile puisqu'il prétend que l'économie existe. Pourquoi serait-ce à Jules G de donner une définition du travail ? Quel rapport avec notre sujet, effronté imbécile. Enfin, il se permet de faire cette demande effrontée à Jules G alors que la définition correcte figure dans le Petit Larousse qu'il n'a même pas eu la conscience de consulter. Effronté imbécile. Ensuite, il va dire à Jules G que ce dernier se moque du monde. Ordure, trou du cul. Chienlit debordiste. [END]

 


Vous vous moquez du monde


Posted by Occam on April 10, 2001
In Reply to: Dérobade posted by
Jules G on April 10, 2001
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Quand l'absurde est outré, l'on lui fait trop d'honneur
De vouloir par raison combattre son erreur.
La Fontaine
Le Dépositaire infidèle 

[BEGIN] Ah oui ! c'est ben vrai ça !
Mais ce n'est pas ce que voulait dire La Fontaine. Lisez le vers suivant.
Le sournois imbécile fait exactement ce que fait le déposant abusé dans la fable.
Plutôt que de combattre par raison, il répond par un assaut d'absurdités.
Mais il n'y a ici aucun dépositaire infidèle, seulement un effronté imbécile.
C'est d'un méchant et d'un sot.
D'ailleurs c'est le même thème que dans les Nuées d'Aristophane.
Quand un créancier vient vous réclamer l'argent que vous lui devez,
demandez lui une définition correcte du travail.
Ne vous gênez surtout pas et puis, en plus, battez votre père.
[END]

 

"Car enfin là n'est absolument pas la question. C'est bien vous qui prétendez affirmer que la négation de l'économie est une absurdité. Je ne me trompe pas, n'est-ce pas, vous l'avez reproduite ici suffisamment votre petite antienne. N'inversez pas les rôles, ne traitez pas autrui de sophiste, vous sophiste malhabile. Je me moque que le travail existe ou pas en tant que concept pertinent, il l'est sans doute, pertinent, et concrètement encore, toujours est-il que là n'était pas la question. Assez de ces changements de propos à mesure que vous déplacez votre ligne de fuite." (Jules G.)

C'est un comble ! Qui prétend que l'économie n'existe pas, sinon J.-P. Voyer.

[BEGIN] La question n'est pas là, une fois de plus. Jules G demande : qui prétend que la négation de l'économie est une absurdité. [END]

Et quels arguments propose-t-il

[BEGIN] Quels que soient ces arguments, en quoi cela résout-il la question du non sens de la proposition "l'économie n'existe pas" ? Il ne s'agit pas ici de la valeur de mes arguments mais de la preuve que la proposition "L'économie n'existe pas" est un non sens. Selon Wittgenstein ("lui démontrer toujours qu'il a omis de donner, dans ses propositions, une signification à certains signes." 6.53) il faut montrer qu'au moins un des termes n'a pas été défini, par exemple le terme économie ou le terme existe. Et si l'un de ses termes n'est pas défini dans la proposition "L'économie n'existe pas", il n'est pas non plus défini dans la proposition "L'économie existe". Autrement dit, je n'ai jamais rien fait d'autre que dire, depuis 1978 : la proposition "L'économie existe" est un non sens ! Ceci dit, encore une fois, la question n'est pas là. Ou pseudo Occam discute mes arguments, ou il prouve l'absence de sens de la proposition. Si la proposition n'a pas de sens c'est une absurdité de discuter des arguments qui concernent une proposition qui n'a pas de sens. Et s'il prouve que la proposition "l'économie n'existe pas" est un non sens, il prouve aussi que la proposition "L'économie existe" est un non sens. Pseudo Occam est parfaitement à l'aise dans l'absurdité. Ex falso quodlibet. En mai fait ce qu'il te plaît. [END]

pour étayer une affirmation aussi lourde de conséquences ? [Comment une affirmation dénuée de sens peut-elle être lourde de conséquences ?] Une vague analogie [Cliquez ici pour voir ce qu'il en est] qui prétend que l'économie est à l'économie politique ce que Dieu est à la religion. Et le fait qu'on ne peut constater economy nulle part, argument auquel j'ai déjà répondu. Et que m'oppose Jules G, en dernier ressort, après que j'aie réfuté tous ses arguments [en effet, quelle réfutation !] : le raisonnement de Voyer exposé dans son message n°4492, dont j'ai montré que c'était un sophisme

[BEGIN] en effet, le raisonnement traité par pseudo Occam est un sophisme, mais ce n'est pas mon raisonnement, salopard, ordure, je m'en-foutiste ! L'inspecteur Clouzot demande au concierge de l'hôtel : "Votre chien mord-t-il ?" Le portier : "Non monsieur, mon chien ne mord pas." L'inspecteur Clouzot veut caresser le chien. Ouille ! "Mais vous m'aviez dit que votre chien ne mordait pas ! ― Ce chien n'est pas mon chien." rιpond le portier. [END]

Maintenant, Jules G dit se moquer "que le travail existe ou pas en tant que concept pertinent, il l'est sans doute, pertinent, et concrètement encore. [Il a parfaitement raison car là n'est pas le sujet, c'est quand même la moindre des choses, trou du cul, chienlit gauchiste.]" Qui m'empêche de dire que je me moque que l'économie existe ou pas en tant que concept pertinent, il l'est sans doute, pertinent, et concrètement encore ?
Il faut que M. Voyer cesse de se moquer de nous
en invoquant Galilée [En Galilée, Jésus, voulant parler à Pierre en particulier, se tourna vers ses disciples et leur dit : "Allez voir par là si j'y suis." Ils y allèrent. Il y était] pour soutenir ses absurdités*. Car, quand ce dernier niait l'immobilité de la Terre, il apportait la preuve de ce qu'il avançait.

* Le terme est approprié, je ne me lasse pas de l'employer et je ne me lasserai pas de l'employer. Car, que dit-on aux téléologues quand ils prétendent que l'infini n'existe pas et qu'il est l'objet d'une croyance ? On leur rétorque que c'est absurde. Nier l'économie est du même degré d'absurdité que le charabia boutiste.